iwamura montagne brume

Projet de Yama

Mon village est entouré de « montagnes », pans de montagne ou petites collines privés, bref des yama. J’adorerais en acheter une pour réaliser certains projets – un peu comme wakametamago. Le hic c’est que par rapport à lui nous sommes déjà à 500 m d’altitude – nous sommes reconnus localement comme une localité au climat particulièrement rigoureux.

Plantations :

  • arbres fruitiers : pommier, poirier, cerisier – pour manger hein ! (je suis pas sûr que l’abricotier ou le pêcher donne)
  • arbustes à fruits : gumi, suguri (groseiller), myrtilles et autres baies.
  • arbres et arbustes mellifères

N’étant pas grand amateur de thé je ne sais pas si déjà cela pousserait vu le climat rustique et sec l’hiver. Je demanderai à bachan, l’arrière grand mère de mes enfants, ce qu’elle aimerait planter si elle avait une montagne et je planterais. Le reste sera naturel, « gestion à l’allemande ». Bien entendu du bois sera prélevé pour fournir de la chaleur en hiver (et remplacer le tout électrique).

Installations souhaitées :

  • cabanes en terre : normalement on devrait trouver de la terre argileuse – on est pas loin du coeur des poteries « oribe ». J’ai vu sur une petite vidéo un gars réalisé en 2-2 (bon moi ce sera pas si rapide) une charmante cabane en cob. Suivant la taille de la montagne, plusieurs seraient l’idéal (vu que ma belle mère fait gîte, on pourrait proposer aux aventuriers de dormir là dedans).
  • ruches pour le miel
  • ce qui faut pour que les enfants profitent des bois
  • suivant le type de yama et de terre, pourquoi ne pas installer une petite « cave » en creusant à flanc pour affiner des trucs ?
hachi no ko larves comestibles japon
hachi no ko ou hebo ou larve d’un insecte noire proche de la guêpe. spécialité de nos montagnes

Quelques mots sur l’apiculture au Japon

Le miel japonais, vu la variété d’abeilles, est plus liquide que ce que l’on peut trouver en France.

La production est certes moindre que les abeilles européennes, mais elles ont le gros avantage de pouvoir se défendre contre le frelon asiatique. Il suffit de quelques individus pour décimer une ruche d’abeilles européennes.

Les abeilles japonaises se défendent :

  • soit par une tactique sonore qui signifie à tout type de guêpes ou frelons qu’il a été vu trop près de la ruche, généralement cela éconduit le prédateur)
  • soit par étouffement en cas d’intrusion : elles entourent leur victime et font monter la chaleur dans cette  tout en augmentant le taux de Co2, ce que le frelon ne peut supporter.

Elles sont aussi plus résistantes à certains acariens comme le Varroa Destructor. Traditionnellement, les japonais attirent les essaims avec de la cire et un plant de kinryôhen (金稜辺).

L’apiculture au Japon n’est pas si développée que cela, il est rare de trouver du miel « made in Japan » d’une seule fleur et le miel produit sur place est vendu assez cher. Posséder une ruche ne nécessite pas de formalités particulières comme on peut le rencontrer en France par exemple.

L’impact des pesticides et herbicides – mais surtout des nouvelles pratiques comme kusakari 草刈 ou le fauchage systématique des herbes autour des champs (juste pour faire joli apparemment) – s’est fait sentir ici aussi avec une diminution rapide dans les années 90 des insectes ci-dessus (abeilles et hebo, moins de nourriture donc plus sensibles aux maladies, ravageurs et produits chimiques), des renge (trèfles aux fleurs violettes/roses dont on peu manger le cœur sucré, très commune auparavant, prisées par les pollinisateurs) et des tortues terrestres. La législation ici est aussi bien plus souple qu’en Europe…

 

 

 

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