Conflit générationnel suite

salaryman japon travailler

Bon mon épouse m’a dit que ce serait bien d’écrire ce qui vient de m’arriver en cette semaine de Noël. Vous vous rappelez que mon manager éprouvait des difficultés avec moi dans le précédent billet ?

Là on est arrivé à du grand art ! Bref, tout part encore une fois des congés et du contenu de mon travail : mon chef me demande :

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Projet de Yama

iwamura montagne brume

Mon village est entouré de « montagnes », pans de montagne ou petites collines privés, bref des yama. J’adorerais en acheter une pour réaliser certains projets – un peu comme wakametamago. Le hic c’est que par rapport à lui nous sommes déjà à 500 m d’altitude – nous sommes reconnus localement

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Fans de katana : imaginez la vie sans rien pour couper

La région qui m’accueille recèle de bonnes choses. Mais avant de faire dans le gastronomique, parlons du « monozukuri » ou fabrication de trucs, principale occupation des japonais. Il faut dire que contrairement à nous, ils valorisent les outils manuels qui nécessitent l’intervention de l’homme, plus que celle des machines (même si ils ne sont pas contre 2-3 robots Gundam) .

Seki, la ville la plus tranchante du monde !

Un peu plus vers la « civilisation », entre Nagoya et Gifu-city, se trouve la ville de Seki, capitale des choses à lame ou « hamono » 刃物 : ciseaux, outillages coupant, sabres traditionnels « katana » ou « tanto », couteaux de cuisine (utilisés par les grands chefs) … Bref si vous voulez couper un truc mieux vaut demander à une des nombreuses « boutiques » artisanales ou industrielles qui possèdent un savoir faire inégalé. Gardez votre Laguiole pour le fromage…

forgeron japonais
Un forgeron japonais en habit « shinto » : il enferme par son geste des kamis dans la lame (il n’est pas en pyjama)
hamono matsuri seki festival de forge traditionnelle
Forgeage traditionnel lors du Hamono Matsuri (Festival des coupe-coupes) en Octobre à Seki

Seki c’est aussi le « temple » rugbystique local avec son lycée qui écrase quasi-régulièrement la compétition régionale avant de se faire balayer au niveau national – faute de renouvellement des pratiques d’entrainement ancestrales faites de courses à n’en plus finir. Essayez de leur expliquer qu’aucun marathonien n’a jamais pu faire carrière au rugby.

Bref je m’égare, le sujet n’est pas le ballon ovale mais la lame affûtée qui en son temps servait plus à trancher des têtes qu’à couper du saucisson.

katana made in seki
Exemples de katanas forgés traditionnellement

Et comme je le disais, la campagne commence là où le reste s’arrête : même si le sujet des belles lames – et surtout le katana – réuni toujours des passionnés, pas évident de mobiliser le japonais moyen autour de la sauvegarde du patrimoine immatériel. Et là les gens de Seki (cé-qui) ont réussi leur coup avec cette vidéo bien marrante : imaginez une vie sans objets tranchant !

関市PRムービー「もしものハナシ」

Derrière la campagne de crowdfunding pour restaurer une lame vieille de plusieurs centaines d’années a réuni 300 000 euros, soit 670 % le montant initial demandé ! Coup de maître.

 

Pourquoi la campagne japonaise c’est bien

Vu d'en haut de mon quartier : riz prêt à être récolté (OK ce n'est pas de la verdure verte)

Je ne connais pas beaucoup de français qui habitent à la campagne au Japon. En fait, mis à part Wakame Tamago près de Himeji, je n’en connais point d’autre. Si vous habitez au Japon et à la campagne, faites moi signe.

Pour les autres qui se demandent pourquoi je me suis perdu dans la cambrousse alors que Tokyo et n’importe quelles grandes villes proposent des milliers

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Travailler dans une PME japonaise : top départ

Embauché, plein d’étoiles dans les yeux et d’espoir de conquérir le monde avec eux, je me rends donc joyeux comme un pinson à mon premier jour. En fait, j’ai même eu le droit à une pré-rentrée, mini formation de 45 min sur l’hygiène dans l’usine agroalimentaire. Le responsable d’usine

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Travailler dans une PME japonaise : l’embauche

Mes expériences en France m’ont conduit à m’occuper d’une TPE, à être « consultant » dans des grandes entreprises, à bosser seul et même à écrire une publication dans un domaine que je ne connaissais pas.

Pas d’expérience réelle en PME – c’est pourtant pas faute d’avoir cherché du boulot dans ce genre d’entreprises. De retour au Japon, dans sa plus jolie des campagnes

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