bureau japonais open space

Le bureau japonais

Haaaaaaaaa l’open space japonais c’est tout un programme ! Venez découvrir :

  • ses bureaux à 70 cm de haut qui vous brise le dos
  • ses commerciaux qui braillent à 50 cm au téléphone alors que vous vous concentrez sur des calculs ou un bout de code
  • la senteur du curry ou des cups ramen le midi
  • mes vieux prouts silencieux mais – hélas – bien puants qui restent dans un périmètre bien trop proche
  • les montagnes de papiers grattés imprimés puis re-grattez puis puis puis … qui finissent à la déchiqueteuse
  • ses 1000 tampons (moi j’en ai pas je suis dég !)
  • les patrons à 90° – par rapport à l’ensemble du bureau
  • son chôrei 朝礼 ou le sermon matinal qui fait perdre 5 min et qui ne se fait plus dans la plupart des entreprises (sauf à la campagne)
  • sa poinçonneuse pour marquer les heures (mais on vous paiera pas les heures sup’)
  • son petit bonhomme qui ressemble à un chinois
  • son executive women qui vous fait sentir qu’il faut compter sur elle et pas lui voler son travail
  • ses vieux, c’est classe les vieux mais on sait pas trop ce qui font
  • son middle management bien moisi, acquis à l’ancienneté, manager comme moi je suis poète et encore on ne sait pas trop ce qui font – sauf le mien qui est bon
  • sa vieille ou la femme du patron
  • son cousin du patron qui achète le whisky par bonbonne de 6 L (1 par mois) mais dont le travail reste mystérieux (des panneaux solaires, des temples, … des extraterrestres ?)
  • sa fille du patron qui vient quand elle veut, c’est à dire pas l’hiver ou pas par moins 15°C
  • son beauf du patron
  • son fils du patron
  • sa belle fille du patron qui vient quand elle veut, c’est à dire je ne sais pas quand
  • sa dame pipi d’en haut qui réfléchit sur la vie, enfin plutôt sur comment en finir avec la vie
  • ses jolies filles des boutiques (mâtures ou jeunes, bien équipées ou petite carrosserie)
  • son petit bonhomme chinois et son compère chauve bien marrant des achats qui s’appelle comme lui (et qui s’appellent comme le patron et son fils mais sans lien de parenté)
  • son étranger là pour faire beau (sûrement parce que je le suis mouhahaha) et international (nez français)
  • son chef de cuisine japonaise qui écrit avec des vieux kanjis et qui raconte des trucs mystiques (et qui derrière fait un clin d’oeil)
  • son chef de cuisine à l’italienne qui sort 1 mot italien tous les 2 mois et qui aime le contact viril
  • son chauve de l’autre bureau qui fout les nerfs parce qui dit jamais bonjour, qui s’énerve contre tout le monde et qui fait des photos en plus de s’occuper de la qualité, des infos sur les produits, du système d’info et du réseau (dont j’ai fait sauter le routeur, d’où son antipathie je crois)
  • le gars qui renifle au lieu de se moucher
  • ses filles de la vente à distance avec leur voix énervante
  • le gars qui pète
  • en fait c’est moi qui pète
  • son responsable administrative blagueur
  • son équipe de commerciaux qui finit l’année dans un entrepôt à s’occuper des expéditions au lieu de faire leur boulot

Et si on rajoute l’usine c’est :

  • ses vieux garçons qui ont 0 vie et avec qui vous ne serez jamais pote (boire des canons tous les jours et s’amuser au pachinko ce n’est pas mon trip)
  • ses femmes divorcées – corvéables à merci
  • son responsable d’usine avec des casseroles au cul plus grosses que des couilles de tanuki, imbuvable (c’est dire même mon manager que l’on appellera buchô ou bucho n’aime pas), prétentieux, mal poli et dont le travail reste mystérieux même pour ses esclaves
  • sa dame pipi d’en bas qui essaie de me zieuter dans les chiottes et qui semble battue par la vie
  • son responsable maintenance qui bidouille plus qu’il répare vu que le patron ne veut jamais débourser un centime pour l’usine (alors par contre on a de beaux magasins avec 0 client)

Et si vous veniez faire un stage avec moi ?

bureau japonais open space
ce n’est pas mon bureau

2 réflexions au sujet de “Le bureau japonais

  1. Bonjour Japinou,
    Je m’appel Kévin étudiant en Master 1ère année en japonais.
    Vos articles mon interpeler de part leurs contenues. Je vous contact car à la fin de ma 1ère je doit constituter un dossier pour validé mon année. Le thème que j’ai choisi pour mon dossier est « l’entreprenariat des étrangers au japon » dans lequel je soulève une problématique qui « Y a-t-il une « discrimination à l’encontre des étrangers au Japon? »
    compte tenu de votre expérience en tant qu’expatrié j’aimerai discuté avec vous sur ce sujet.

    Me concernant dans 3 ans environ avec un amis nous avons le projet d’entreprendre au Japon.
    Cordialement,

    Kévin

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